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Cette page est mise à jour sur http://vieuxrhone.free.fr/pollution_sonore.htm

Le  Vieux Rhône (et environs).

Évaluation subjective de la pollution sonore:

Comparaison subjective du vieux Rhône de Chautagne avec le vieux rhône de Belley

On n'y pense pas, mais pourtant!

la possibilité de s'extasier, d'admirer la nature, tout en continuant à jouir de la possibilité d'écouter les plantes grainer, sécher, les feuilles bruisser, les insectes striduler, les oiseaux becquetter, les sanglier ronchonner, les cerf brâmer... Sans entendre ni le bruit d'une route, ni ceux des avions en fond sonore (sans parler des jet-skis, des débrousailleuses, des brelles, des motos, des ulm, des scies), bruits souvent assez forts  pour masquer à l'oreille une grande partie de ces sons subtils qui sont partie intégrante d'un paysage naturel...
Cette possibilité est hélas extrêmement rare... Voir aussi la pollution sonore en explosion en bas de page.
La pollution sonore est un phénomène lié à l'activité humaine. Transports et loisirs motorisés en sont les principales composantes. Quelles solution? La mise en valeur d'un patrimoine naturel acoustique pourrait peut être favoriser des mesures de limitation de vitesse, d'amélioration des accotements de routes, la conception des pneux... Des tas de solution existent pour réduire la nuisance à la source mais évidemment, cela impose des restrictions qui paraissent, dans le cas de l'automobile, trop à l'encontre de la liberté individuelle...
 

Voici un exemple d'étude détaillée de pollution sonore, pourtant dans une "zone verte"
http://f5rhs.free.fr/sons/20000606_2.htm et exemple de comptage d'avions
Voici les premières évaluations résumées ici

Carte 1: Le bruit des routes hors saison (en saison touristique (colorier le lac du bourget en rouge, le canal de savière en plus (bateaux à moteur:
En vert: là où il est possible d'envisager des enregistrements sonores de qualité avec un taux de réussite meilleur que 30% (bruit même lointain seulement 70% du temps), ceci est possible uniquement si il y'a moins de 10 voitures d'audibles par heure, ce qui permet de pouvoir enregistrer entre 2 avions... Ceci ne reste possible que le mardi et le jeudi ou en cas de mauvais temps.
En jaune: la prise de son de qualité n'est plus possible, mais le bruit routier, reste relativement diffus, permet quand même l'écoute de la nature (oiseaux proches, insectes).
En rouge: le bruit de la route est constant, fort, constitue en tout cas une gêne: on ne peut guère apprécier la nature dans ces conditions









Les avions: violets ULM, rose, avions de tourisme à hélice.
Ceux ci survolent la région au rythme de 5 à 10 par heure, j'ai tenté ici de cartographier leurs zones de prélidection: Les avions de tourisme aiment survoler le marais et le Grand colombier ainsi que le lac du bourget. Le grand colombier fait l'objet de centre d'exercices: un avion y est souvent en train de faire des heures durant des virages à fortes inclinaison.
Les ULM suivent le rhône, vont voir les marais, mais ils n'ont pas droir de survoler le colombier et le Lac: il y a une base près de Lavours, une autre à Yenne. Le lac de Barterand (non visible sur la carte, car trop petit), près de Cressin constitu un pôle d'attraction pour ULM. Dans ces zones l'ulm passe jusqu'à 10 fois par heure et le niveau de bruit est celui de la parole (heureusement ce n'est que le week-end et les vacances d'été).









La pollution sonore est en explosion!

Nous pouvons dire sans hésiter que les année 1980-2000 sont la date d'une révolution: l'omniprésence du bruit humain où que ce soit dans la nature: Bruit routier très intense, bruit aérien omniprésent.
Pourquoi?
Parceque:
Les pneux, qui sont responsables du bruit entendu a des kilomètres sont plus bruyants que le moteur, passé 50 km/heure.
la largeur des pneux de voitures a augmenté (à partir de 1990) ce facteur augmente à lui seul le bruit d'une voiture de 1.5 fois
Le poid des voitures à presque doublé (à partir de 1985-90), de 800 Kg, la moyenne est passé à 1300 Kg, ce facteur multiplie à lui seul par deux le bruit): à vitesse égale, vers 100km/heure, une voiture de 1.5 tonnes émet donc près de 3 fois le bruit d'une petite
La vitesse a augmenté, en 1980 comprise entre 80 et 100 km/h sur grande routes, entre 30 et 60 km/heures sur peites, en 2000 la fourchette est entre 110 et 160 (sur la route culoz Belley), entre 90 et 130 sur les grandes routes en général, entre 60 et 90 sur les petites routes. Le bruit des pneux double pour 25% de vitesse suplémentaire:
Le bruit émis par les pneux a donc été multiplié par 12 (ceci correspond à près de 10 dB), ceci correspond à l'évautation du niveau de pollution sonore basé sur des comparaison d'enregistrements datant de 1990.
Le moteur avant principale source de bruit est largement masqué par le bruit des pneux. Le bruit routier a donc changé de nature dominante: jadis on entendais le moteur, maintenant on entend les pneux. Ce bruit ressemble à un rugissement.Dans le même temps, le revêtement routier privilégié par la DDE est un mélange de garvillons plus goudrons, ces gravillons permettent une meilleure adhérence par temps pluvieux mais hélas multiplient le bruit de pumping (chocs sur le pneu)
La circulation a dans la région bien plus que doublé: elle a été multiplié par cinq environ en 20 ans. Les voitures sont en général grosses (safrannes, xantia, peugeots 406...). La circulation s'est intensifié encor plus sur les petites routes: la population rurale étant peu à peu remplacé par une population citadine couchant à la campagne: une maison représente alors 8 passages de voitures par jour environ, parfois beaucoup plus.
Le nombre de camions a doublé avec la fermeture du tunnel du mont blanc.
Le nombre d'avion a augmenté: Les années 1990 on vu l'explosion des ULM. Il y a trois bases (angleford, lavours, Yenne) qui ont une activité intense et concernent la région.
Le nombre d'avions de ligne ou tourisme est passé de 3 par heures à 13 par heures environ  (voir un exemple de comptage effectué au dessus de Lucey (dans la zone verte que vous voyez sur la carte sous le mot "departement"

Un des But du CESNA est aussi de tenter à l'avenir de quantifier cette pollution sonore dont l'étude n'est actuellement que subjective. Le moyen est d'analyser en détail une heure entière de prises de sons ou plus, ou de placer des "dosimètres de bruit"... Tous ces projets nécéssittes un tant soit peu de moyens.
 
 

Rhone de Chautagne: on a affaire à une pollution sonore faible mais absolument constante: toute prise de son fera entendre le sifflement des poids lourds et le rugissement des voitures, le bruit d'une usine entre motz et Serrière... la qualité du paysage sonore est donc constamment médiocre.
Le rhône de chautagne est de plus un couloir aérien pour ULM, et est dans la trajectoire d'approche des avions de lignes de Genève, s'alignant à partir du VOR "Charlie Bravo Yankee" (du colombier)

Rhône de Belley: la pollution sonore de la départementale d992 s'est accrue fortement depuis 1999-2000 (camions passant là à cause de l'interdiction du tunnel du chat, plus la fermeture du tunnel du mont blanc). Cette route D992 médiocrise le paysage sonore jusqu'à 2km en amont de Lucey.

La route reliant Lucey à chanaz est très bruyante (revettement sonore, voitures à 120km/heures...) mais il y a des pauses durant certains moment de la journée qui permettent de connaître par intermitence un paysage sonore de qualité (permettant l'enregistrement d'oiseaux ou d'insectes) entre le pk127.800 et le pont de Lucey. voir une étude à http://f5rhs.free.fr/sons/20000523.htm et un autre enregistrement sur http://f5rhs.free.fr/sons/20000504.htm
Le paysage sonore reste relativement bon (exepté bruit des machines agricoles) jusqu'à 1km en amont de yenne, ensuite il est très mauvais à cause de la nationale 504. Le bruit est tel que même l'identification des espèces est pénible: on n'entend plus du tout la nature.
globalement le rhône de Belley est meilleur en qualité acoustique que le Rhône de Chautagne, si on compte en possibilité d'enregistrement, mais par contre en intensité sonore, il y a plus de zones où le bruit est intense.