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Pourquoi?
(résumé rédigé partiellement)
 

La principale raison La diminution de la biodiversité: Prenons le journal, et de temps à autre quelques cris d'alarmes retentissent, des cris d'alarmes pas seulement inquiétants, mais plutôt horrifiants car il est clair que ce que nous vivons actuellement est un cataclysme écologique se déroulant en moins d'un siècle...
Le cumul de telles constations prouve, dans le monde entier et toute espèces confondues que la planète subie une débâcle de la biodiversité (donc de la richesse des paysages sonores) sans précédent: Ainsi on risque fort de voir disparaître le quart des espèces avant 20 ans... Et ce n'est pas sur le point de s'arranger.
Que seront certains concerts naturels d'ici là? N'est t'il pas déjà trop tard pour répertorier et archiver ces paysages sonores, à défaut de les conserver intégralement? Des enregistrements audio seront plus tard un précieux patrimoine "fossile" de cette richesse perdue.
Garder des témoignages sonores précis et de qualité de notre époque permettra non seulement de conserver ce qui peut l'être, mais aussi et surtout d'étudier l'évolution des paysages sonores qui peut révéler à temps un problème ou une évolution du milieu (d'où l'importance de noter où et quand), La disparition mondiale et rapide des batraciens à partir de 1966 est un exemple de cet appauvrissement des concerts naturels, à comparer aux émouvants enregistrements du passé.
- pour la science: Une rigueur sans précédent pour disposer d'une sonothèque où chaque enregistrement et daté et localisé très précisément: les localisation précises permettent des comparaisons et des études d'évolution des paysages sonores. Naturellement, une telle base de donnée ne deviendra réellement intéressante sur le plan scientifique que lorsqu'elle sera importante. En ce moment le technicien mets au point une méthode dont le but est de se passer de logiciels spéciaux pour la partie indexation et archivage.
Pour les films Combien de fois des erreurs de contexte apparaissent sur la bande son ded films? On pourrait citer des exemples tels que cris de martinets sur images de novembre (Janne D'arc de Luc Besson) alors que les martinets partent début août, Des grillons oecanthus pellucens (grillons d'été) le 1 mai (sur "les enfants du marais) alors que ces grillons ne sont actifs que de fin juillet à octobre, des bandes sonores de Guyanne sur des prises de vue au Maïdo (île de la Réunion), des ambiances sonores de forêt dense sur des images de savane. Le cesna propose d'archiver les prises de son en notant dans un fichier texte des codes reférant la prise de son par date, heure, lieu, et mots clefs. Une méthode de codage cartographique peut permettre une recherche à précision variable. Le format adopté conforme à cet exemple 20021113_1124_jn25vsjq18 Avalanche constituée de deux castors qui se sont laissé dégringoler dans l'eau, il y a eu un délai de quelques seconde entre la chute des 2 castors. Ce système de notation a été éprouvé et est ainsi utilisé depuis 2 ans avec succès dans l'étude d'un coin de fleuve. Le fait de donner comme nom au fichier porteur de la prise de son, par exemple 20000603_0831_0845_jn25vsgi.wav Permet de trier et recconaitre facilement les prises de son: Déjà: on n'aurait pas idée d'utiliser 20000603_0831_0845_jn25vsgi.wav sur un film tourné en avril... ou le soir. Remarque: l'heure est donnée à l'heure du soleil (8h31 à 8h45) et un calcul simple permet de retrouver latitude et longitude donné par le code, ou l'inverse: par exemple si on tourne un film dans la région on recherchera les prises de son de JN25 qui ont un contexte conforme à la bande son que l'on veut placer sur le film.
- pour l'éducation: On peut constater que trop souvent le son reste trop "annexe", occulté dans notre civilisation par l'impact et la facilité du visuel, un exemple: on teste la vue à la visite médicale scolaire, non l'oreille, et tant bien même on vérifie l'oreille, on ne considère que la zone servant uniquement à comprendre la parole, pour l'avenir social de l'individu, on ne s'occuppe guère de la réelle qualité de l'audition. Notre société de consommation a rendu malentendants 40% de jeunes!!! Si on considère l'aptitude à écouter les sons raffinés de la nature ces pourcentages risquent d'être plus qu'alarmants, de l'ordre de 90%!!! Cela expliquerait mieux pourquoi le raffinement dans le son (les bandes son de film par exemple) frisent la caricature. La perception des paysages sonores marque cependant l'inconscient de beaucoup plus d'individus que l'on croit: C'est quand une ambiance sonore naturelle manque à l'appel que l'on se rend compte de son importance, par le manque: il faudrait que ce soit pendant qu'elle existe que l'on apprécie sa beauté, non après par nostalgie. Le coté annexe du son a une conséquence grave: Les projets d'urbanisme comme les autoroutes par exemple ne prennent en considération que les bruits dangereux pour l'oreille à proximité immédiate (au dessus de 60dB), et on oublie qu'un tel ouvrage nuirra sur la qualité de vie d'un lieu à des distance très grandes, à plusieurs kilomètres, du fait d'une rumeur constante s'étendant sur une bande de 15 à 20Km de large (une autoroute des plus catastrophique sur le plan des nuisances serait celle de Grenoble à Gap par exemple, détruisant dans toute une région les beaux paysages sonores de l'Obiou, encore très propres de bruits parasites.)
Ce n'est pas plus tard mais maintenant qu'il faut prendre conscience de la valeur de ce patrimoine qui n'est perçu bien souvent qu'inconsciemment. En prendre conscience signifie également tout faire pour le respecter ou le faire respecter. Un paysage n'est pas seulement visuel: il est aussi sonore et odorant...
Le CESNA tentera donc de faire passer le plaisir d'écouter (et de faire écouter) la nature par les moyens qu'il peut utiliser: confection de CD audio, séances d'écoute commentées, stages.... Quand les moyens le permettront on peut immaginer l'essai de "dosimètres" de pollution sonore lointaine: c'est à dire la pollution sonore qui affecte les lieux normallement calme (exemple: hors bord lointains sur un lac, tondeuses à gazon dans une campagne, avions au dessus d'une réserve). Ces mesures permettraient dans le cadre des programmes écologiques de tenir compte de la préservation d'un paysage sonore comme on le fait actuellement pour les paysages que l'on regarde.
Bruits "humains": Ces bruits qualifié d'anthropologiques sont aussi un paysage sonore qui peut avoir un certain cachet. Trop souvent ces bruits se trouveront sur des enregistrements alors qu'ils n'ont même pas été désirés par le preneur de son. Ils seront eux aussi localisés géographiquement et temporellement grâce au système des prises de notes. Si la majorité des bruits d'origine humaine sont vus comme des nuisances, il est toutefois intéressant d'étudier leur évolution: les outils agricoles, les moteurs, les avions, mais aussi les langages, les accents... sont autant de phénomènes dont la conservation d'échantillons sonores peut permettre certaines études. L'archivage d'ambiances sonores humaines paraît moins critique du fait du Cinéma, croit-on, mais aucune ambiance de cinéma ne révèle la pollution sonore de faible niveau mais globale (par exemple bruit de fond des routes entendues partout même en campagne). La présence de ces bruits indésirables sur les prises de son peut renseigner de l'évolution en bien ou en mal de la pollution sonore: par exemple: même nombre de voiture mais roulant 25% plus vite = le double de nuisances mesurées, changements de revêtement routier, évolution des pneus, des moteurs, répartition des transports (plus ou moins de camions), du respect de la réglementation (vitesse), comportement global (conduite à l'allemande ou à la française) peuvent considérablement influencer cette pollution sonore automobile... En inde on aura des magnifiques cas de défaillances partielle des klakson, le tout agrémenté de moteurs pétaradants chacun à leur manière, et accompagnés de clochettes et de cris... très différent du bruit routier Français ou le bruit d'une voiture devient totalement impersonel. La mise de coté de documents témoins de ces bruits suivant les lieux et les époques peuvent fournir plus tard de précieux éléments de comparaison, voir des arguments permettant de faire prendre en considération des projets susceptibles de modifier l'importance de telles nuisances.