C.E.S.N.A (association loi 1901) La Chetraz 73310 Serrières-En-Chautagne, cesna@free.fr.

Contact président Marc de Filippis 0671202456 ou 04796372 ou f6ezh@wanado.fr.

Contact technique et projets: Jean Thevenet, Charbonod, 01300 Massignieux-de-Rives. 0479421428, f5rhs@wanadoo.fr.

le Centre d'Étude du Spectre Naturel et Anthropologique

(Étude de la BIOACOUSTIQUE)


Le C.E.S.N.A propose de rendre aux sons la place qu'ils méritent: Les ondes sonores sont en effet en tout lieux une partie du paysage, que l'on soit en zone habitée ou en pleine nature. Les sons portent eux aussi de précieux renseignements sur la faune et l'état de santé des lieux naturels: pris dans leur ensemble, ils constituent un paysage sonore, qui comme les paysages visuels ne sont jamais identiques d'un lieu à l'autre. Force est de constater que l'humanité manque d'étude sérieuse de ces paysages, alors que certains de ceux-ci disparaissent ou évoluent à une rapidité telle que dans moins de 20 ans ils seront méconnaissable en bien des endroits: l'authenticité de ces paysage n'est presque jamais effet respecté dans les documentaires, ou les ouvrages de vulgarisation, il manque des éléments de contexte pour retrouver les lieux et la date. Le C.E.S.N.A est donc né suite à la frustration de l'auteur de ces lignes après un travail dans une sonothèque fabuleuse contenant des heures de sons indonésiens, mais dans laquelle il était tout bêtement impossible de répondre pour chaque séquence sonore à la question fondamentale, base de tout travail ultérieur "c'était où et quand, exactement?", le travail résultant sur un disque public étant alors accompagné d'un texte flou, dillué, vague et tissé d'erreurs honteuses pour un produit vendu. L'idée d'appliquer alors à la prise de son la "philosophie du carottage" (expression de F1RXC Thierry) est née alors: on enregistre tout un paysage, même si "on n'y connaît rien":, on note ce que l'on est sur sur le terrain: où et quand, on archive, et on étudie après ce que l'on ne pouvait savoir directement sur les lieux, on compare, on associe ensuite les documents de toutes les origines et de tous les types entre eux, pourvu qu'ils soient datées et localisé... Ainsi une méthode a été immaginée pour pouvoir transmettre où et quand en priorité. L'appartenance à la communauté radio amateur est un plus pour maîtriser des méthodes de localisation déjà testées, ainsi que la transmission des données...

Jean Thevenet (F5RHS)le 2000/06/05



But du C.E.S.N.A


Créer une sonothèque -base de donnée sonore-

-Créer et utiliser une méthode d'archivage et d'étude des paysages sonores du monde.

- Respecter un label de qualité technique et créer une base de données sonores utilisable pour des études comparatives, en notant le contexte où et quand afin de permettre des études scientifiques, et sans oublier la mise en valeur de la beauté des concerts naturels. La méthode d'indexation proposée est conçue pour profiter des ordinateurs et des périphériques de sauvegarde pour créer une base de données survivant à l'évolution informatique. Pour permettre cela le travail d'archivage consiste à se contenter uniquement de matière sonore brute (waves), et de fichiers ASCII (textes non mis en formes). L'indexation est permise par le codage des noms de fichiers de sons traduisants lieux et date grâce à une méthode cartographique internationale couplée au GPS (exemple: 200005181023JN25VSGI78.WAV ce nom contient date, heure solaire, lieu à 20m près), Les textes contiennent les référencements de tous les fichiers accumulés, et la recherche d'une information est permise par la concordance de chaines de caractères. À chaque nouvel élément, d'identification par exemple, ce fichier texte pourra être mis à jour par ajouts de commentaires. Cette base de donnée pourra ainsi être utilisée pour surveiller l'évolution de la santé acoustique de certains lieux (biodiversité, pollution sonore humaine), sonoriser des documentaires, tout en veillant au respect du contexte, pour la création d'ouvrages de vulgarisation et des séances d'écoute en auditorium...


ACTIVITÉS DU C.E.S.N.A


Étude des paysages sonores. Avec ou sans matériel

Cette phase consiste à écouter, décortiquer, comparer, analyser (à l'oreille, et à l'ordinateur), pour faire l'inventaire des signatures acoustiques. Le travail de concert avec des spécialistes en identification d'espèces permettra dans un premier temps de faire la correspondance "telle espèce, telle signature acoustique", ce qui reste à faire pour la plupart des insectes par exemple. Dans un second temps la simple écoute, ou une analyse de fourrier pourront permettre de mesurer la richesse de la biodiversité d'un lieu, d'avoir des informations sur des espèces d'insectes, grenouilles, oiseaux et autres à une date donné à un lieu donné, puis de comparer avec d'autres documents ultérieurs ou antérieur (ce qui est très intéressant dans le contexte actuel de changement à la fois climatique et de politique écologique).

Les enregistrements peuvent révéler aussi une dégradation ou une amélioration de la pollution sonore humaine...



Préservation des paysages sonores.

Préserver une qualité acoustique est indispensable pour conserver une intégrité réelle du paysage, or la qualité sonore d'un lieu est presque toujours une notion complètement étrangère à tout projet tel qu'il soit. On oublie que le son est aussi un élément du paysage, et fait partie de la qualité de l'air!, un air transportant continuellement des vibrations sonores désagréables, même faible est effectivement pollué... Citons pour exemple les lieux magnifiques comme le lac du Bourget. ils perdent beaucoup de valeur du fait d'une grande pollution sonore (bateaux, voie ferrée et grandes routes au bord). Pour étudier ce phénomène par exemple, un projet de mise en place d'un réseau de dosimètres de bruit est en cours de conception.

Mesurer l'importance de cette forme de pollution avec de nouveaux critères respectant la notion de "paysage" sonore pourra permettre de prouver que des paysages sonores intacts ont disparu et de cartographier ceux qui encore en relative bonne santé sont extrêmement rare, bien plus rares que les paysages riches et intact biologiquement, et donc il convient de les faire préserver.


Formation.

Le C.E.S.N.A proposera de former des émules. Enseignement de la prise de son en condition naturelle (ce n'est pas du tout pareil qu'en musique!), apprentissages de la préparation des cartes, aide du GPS, et de la conversion de la localisation en respectant un codage. Transfert des données vers un ordinateur.

Un second stage proposera d'utiliser les archives pour créer et reconstituer des ambiances sonores authentiques mais débarrassés des défauts des prises de son bruttes: montage, création d'une piste sonore, mixage et filtrage, gravure des CD...


N'hésitez pas à nous contacter.

Jean Thevenet (2000/05/21)